
Nicolas Verschaeve
Né en 1995. Vit et travaille entre Bruxelles et les Vosges du Nord.
À travers son activité de concepteur d’objets et d’espaces, Nicolas Verschaeve (BE-LUX) il participe à révéler un ensemble de forces agissantes impliquées dans l’émergence des formes et des usages. Il tient ainsi à rendre lisible l’empreinte des processus à l’oeuvre dans la fabrication de notre monde physique. Il compose avec ce qui déborde des objets et ce qui les précède ; soit un ensemble de paramètres géographiques, historiques, sociaux, économiques ou politiques.
Ses réflexions nourrissent les champs du design, de la scénographie, du commissariat d’exposition et de la pédagogie. Il collabore avec des institutions culturelles telles que le Centre International d’Art Verrier de Meisenthal, le Cnap, les Ateliers Médicis ou la Fondation d’entreprise Hermès ainsi qu’avec des structures territoriales parmi lesquelles le Parc Naturel des Vosges du Nord. Son travail est diffusé sur les territoires de projets au travers d’expositions et de marchés de distribution, est représenté par la galerie A1043, conservé dans les collection du Cnap et a été présenté au Vitra Design Museum, à BOZAR Bruxelles, aux Ateliers des Arques, à la Biennale de Saint-Etienne ou au Salone del Mobile à Milan.
En parallèle il assure depuis 2023 la coordination pédagogique du programme Design des Mondes Forestiers, porté par l’EnsAD de Paris et implanté dans le Pays de Bitche, en Moselle.
Nicolas Verschaeve Studio
Équipe : Théodore Diviné
Scénographie pour l’exposition Danses Interdites
La proposition scénographique pour Danses Interdites s’inscrit dans la médiathèque José Cabanis, par essence lieu de récolte et de partage de cultures d’horizons divers. Le bâtiment se trouve aussi à quelques pas de la gare Matabiau où se croisent, se rencontrent et s’éparpillent
les trajectoires singulières qui tissent le maillage et fondent l’énergie de la ville. Une métaphore directe à la façon dont s’entremêlent et se nouent les étoffes aux couleurs et motifs bigarrés de l’exposition, qui renvoient au corps individuel et à l’espace partagé, traduisent des impressions de mouvement propres à la danse et interrogent quand à ce qui est masqué ou dévoilé, à ce qui se laisse entrevoir.
C’est aussi par le quartier Gare que la ville s’ouvre sur son territoire élargi, qu’y parviennent les denrées, richesses de différentes natures, depuis les vallées du Tarn et des Hautes-Pyrénées, des plateaux de l’Aveyron ou des rives de la Garonne. Sur ce territoire élargi d’Occitanie, la filière textile subsiste de par quelques manufactures et entreprises résistantes à l’uniformisation des biens matériels. C’est avec leur concours que la scénographie prend forme, par leurs chutes et co-produits que nous nous employons à révéler la diversité et la richesse des façons de produire, des manières de faire vivre une culture matérielle et immatérielle.
Partenaires :
Eric Carlier, Atelier Passe-trames (Mazamet, Tarn)
Laura Olès, Tissages Moutet (Orthez, Pyrénées-Atlantiques)
Alix De Grandmaison, Tissages d’Autan (Saint-Affrique-les-Montagnes, Tarn)
Julie Jacquenet, Jacquenet-Malin (Touillin, Côte d’Or)
L’exposition collective Danses interdites est à retrouver sur plusieurs sites : Médiathèque José Cabanis, Garage Bonnefoy, Centre Culturel Bonnefoy, Les Herbes Folles, Atelier d’artistes IPN.