
Maui
María Luisa Ramírez, Maui, par l’art.
Née à Utrera (Séville), nièce du légendaire Bambino et fille du guitariste et compositeur Miguel Ramírez (Los Centellas), elle grandit dans un environnement de flamenco pur, autour d’une marmite de potaje, d’une guitare et de beaucoup de compás.
À l’âge de 18 ans, elle s’installe à Grenade pour étudier le violoncelle ; c’est là qu’elle commence à collaborer avec différents groupes avant de décider de fonder le sien, Maui y Los Sirénidos, avec lequel elle publie trois albums et remporte de nombreux prix, dont le prix UFI 2009 du meilleur album de flamenco. Après son déplacement physique et spirituel de sa chère Grenade vers Madrid, elle publie son premier travail sous le nom de Maui, Viaje Interior (Inner Journey). Mais elle ne se satisfait pas seulement des chansons et, en 2016, elle entame son parcours dans le flamenco théâtralisé, d’abord avec le spectacle Soy una feria, puis en 2018 avec Domingos de Vermut y Potaje, toujours à l’affiche avec un succès notable et une vision à long terme.
En janvier 2019, elle publie un nouvel album, Por Arte de Magia, une œuvre à parts égales de force et de sensibilité, produite par Fernando Illán, avec des collaborations telles que les vers magistraux de Chipi de La Canalla, la flûte du maestro Jorge Pardo, la voix du sorcier gitan Antonio Carmona et le cante et le sel du magicien du compás, Tomasito.
Seize années d’errance sur scène et cinq albums à son actif viennent étayer le parcours de cette artiste singulière, qui s’est frayé un chemin curieux fait d’albero et de coquelicots bleus. Loin de toute définition connue, on a pu dire d’elle qu’elle est la Björk d’Utrera, la Lady Gaga du flamenco, le Woody Allen de la chanson, une diva de l’humour avec compás, une chanteuse-comédienne… mais elle est simplement Maui, unique dans sa manière de composer, dans son esthétique singulière et dans sa présence scénique.