
Mémoire d’une tour
Présentées dans l’espace public, les photographies issues du projet Mémoire d’une tour, récit de chantier - révèlent une mémoire d’un quartier en mutation.
2017, un morceau d’enrobage béton d’une console tombe sur un balcon de l’immeuble sis 3 boulevard des Minimes. Un expert architecte est mandaté, des mesures conservatoires sont mises en place. 2018, l’immeuble est frappé d’un arrêté de péril sur les balcons. L’usage des balcons est interdit. Des filets de protection sont posés pour empêcher la chute d’éléments structurels. 2020, début des travaux en site occupé, durée prévue 28 mois. Autour, des destructions de maisons débutent en même temps que le chantier de rénovation de l’immeuble.
Mémoire d’une tour, récit de chantier est un regard sur l’histoire d’un immeuble des années 1960, de sa construction à sa rénovation. Le projet est né d’une initiative privée, celle de la copropriété désireuse de préserver son patrimoine immatériel et architectural : la tour située au 3 boulevard des Minimes. Ce bâtiment fait partie des rares Immeubles de Grande Hauteur (IGH) construits entre 1950 et 1970 dans le Toulouse intramuros, témoignant du projet collectif et social de cette époque. À travers les oeuvres de deux artistes, Marilina Prigent et Marie-Stéphane Salgas, (photographies, vidéos, films, interviews) réalisées le temps de la rénovation, le projet Mémoire d’une tour a documenté l’histoire de la construction de la tour ainsi que la vie familiale et collective au sein de l’immeuble.
À l'occasion du Nouveau Printemps 2026 par Rossy de Palma, une sélection d’images issues du projet et de la série Intérieurs de Marie-Stéphane Salgas sont affichées dans l’espace public.
Dates
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29 Mai au 28 Juin
Espace public