
MAYLIS DE KERANGAL, ARTISTE ASSOCIÉE DU NOUVEAU PRINTEMPS 2027
Le Nouveau Printemps et le Centre Pompidou s’associent et invitent Maylis de Kerangal pour l’édition 2027 sur l’île du Ramier et le long du fleuve Garonne !
Découvrez le communiqué de presse de l’édition 2027 du Nouveau Printemps.
Maylis de Kerangal est écrivaine. Elle grandit au Havre. Après avoir étudié l’histoire, la philosophie et l’ethnologie, elle est éditrice de guides de voyages puis de documentaires pour la jeunesse. Elle est l’auteure d’une quinzaine de romans et nouvelles, publiés pour l’essentiel aux Éditions Verticales/Gallimard.
Parmi eux Corniche Kennedy (2008) adapté au cinéma en 2018, Naissance d’un pont (2010) fiction d’un grand chantier dans une ville imaginaire, (Prix Médicis, Prix Franz Hessel, et Premio Von Rezzori 2014), Tangente vers l’Est (Prix Landerneau), ou Réparer les vivants (2014), roman d’une transplantation cardiaque (douze prix littéraires dont le Prix des Étudiants France-Culture Télérama ou le Grand Prix RTL-Lire, traduit dans 40 langues, adapté au cinéma et au théâtre, lauréat du Wellcome Book Prize et du Premio Letterario Merck). La même année, elle publie À ce stade de la nuit, nocturne sur les naufrages en Méditerranée (2014, Éditions Guérin) qui reçoit le Premio Boccace en 2016. En 2014, elle reçoit également le Prix Henri Gal de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre. En 2018, paraît Un monde à portée de main, roman d’initiation à la peinture qui interroge la création, et conduit son héroïne sur le chantier de Lascaux IV.
Ses livres suivent également une orientation plus documentaire, comme en témoignent Un chemin de table (Seuil, 2016) ou Kiruna (La Contre-Allée, 2019). Chez Inculte/Dernière marge, en 2022 elle co-écrit avec Joy Sorman un roman Seyvoz, fiction d’un village englouti sous un lac de barrage.
En 2019-2020, elle est artiste associée au Musée d’Orsay, puis est invitée à la chaire de littérature de SciencesPo en 2020. Elle y conçoit une série de programmes ouvrant les collections aux regards d’auteurs et penseurs contemporains, ainsi qu’une exposition avec des lycéens sur la représentation de la lecture dans les peintures. Avec le peintre Jean-Philippe Delhomme, elle crée une exposition et un livre : Légendes des réserves. À partir de 2021, elle écrit la chronique du chantier de restauration du Grand Palais. Cette même année, elle publie Chromes dans la collection Diaporama de l’IMEC et interroge son écriture à partir d’une vingtaine d'images.
Son travail cherche à développer une écriture de l’attention, animée par la recherche des lexiques, le rôle au détail, l’usage du document et de l’enquête. Il est inspiré par la question du paysage et l’archéologie, s’intéresse aux devenirs de la jeunesse, aux collectifs — trio, bande, chantier, équipe, alliance —, mais aussi à la présence des fantômes et à la voix humaine comme en témoignent le recueil de nouvelles Canoës (2021) ou Jour de ressac (2024), roman dont la substance est celle d’une ville, Le Havre. En 2026 elle publie aux Éditions Verdier La lentille et le roman, brève optique littéraire en forme d’art poétique.
« L’édition du Nouveau Printemps X Centre Pompidou 2027 sera placée cette année sous l’empire des paysages, des récits qu’ils charrient, des histoires qu’ils racontent. Une édition attentive à leur vulnérabilité, à leur métamorphose, à leur effondrement ou leur disparition, aux passés dont ils portent les traces, à tout ce qui les habite ou les traverse. Ce que racontent les paysages, c’est le « chant des pistes » et les voix des témoins, ce sont aussi les liens puissants et intimes que les paysages entretiennent avec la mémoire, les rêves et le désir.
Pour imaginer cette édition, il fallait un paysage en soi, et ce sera l’île du Ramier. Une île donc, une île au milieu d’un fleuve, lui-même au milieu d’une ville. Une île tour à tour sauvage, mystérieuse, Utopia, île aux trésors, île aux oiseaux où croisent le gobe-mouche noir et le martin-pêcheur. Marquée par une longue histoire industrielle et sportive, par la Poudrière, l’usine hydroélectrique et la piscine Nakache, réensauvagée ou renaturée, l’île du Ramier, autrefois marge de la ville, ouvre désormais un immense espace de liberté au cœur de la grande métropole toulousaine. Elle est le lieu idéal pour accueillir Forum de la biodiversité, et une forme à investir collectivement pour se réinventer avec les artistes, les philosophes, les scientifiques, les scénographes, les cinéastes, les écrivaines et les poètes, les performeuses et arpenteurs de tous les horizons.
J’ai imaginé cette édition « comme un roman », le week-end d’ouverture dédié au Forum de la biodiversité et envisagé tel un prologue pour se questionner, défricher, et fêter notre venue sur l’île, puis les quatre semaines du festival tels quatre chapitres déployant l’aventure insulaire : arriver/cartographier, explorer/se documenter, rencontrer l’autre/se confronter, habiter.
Je suis très heureuse d’être cette année l’artiste associée de cette édition îlienne du Nouveau Printemps X Centre Pompidou, et que l’on invente ensemble cette édition de ponts et de passerelles, de traversées et de cartographie, d’imaginaire et de création, cette édition pour écouter et regarder ce que racontent les paysages. » - Maylis de Kerangal.
Toute l’équipe du Nouveau Printemps remercie chaleureusement Maylis de Kerangal pour sa confiance et son engagement, ainsi que le Centre Pompidou pour cette nouvelle collaboration.
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Le Nouveau Printemps par Maylis de Kerangal
Prochaine édition 27 mai - 27 juin 2027
Île du Ramier / Garonne
Crédit photo : Francesca-Mantovani / Gallimard