Dalila Dalléas Bouzar
29 Mai au 28 Juin
29 Mai au 28 Juin
29 Mai au 28 Juin
Guidée par l’histoire des exilé·es espagnol·es, Dalila Dalléas Bouzar imagine pour Le Nouveau Printemps un ensemble d'œuvres : broderies, peintures et performances.
Broderies
Guernica, Picasso, 1937. Lorsque Dalila Dalléas Bouzar visite les Abattoirs, Musée - FRAC Occitanie Toulouse, ou rencontre les bénévoles du Centre Toulousain de Documentation sur l'Exil Espagnol, l'œuvre du grand maître lui revient. L’image de la peinture s’impose alors que des massacres de populations dans plusieurs régions du monde ont cours. Inspirée, l’artiste se rend au Musée Reina Sofia, à Madrid, avec Rossy de Palma, pour voir l'œuvre de ses propres yeux. Elle imagine ensuite une couverture brodée qu'elle réalise en Inde avec le soutien de la Villa Swagatam et la coopération des artisans de l’Institut Kalhath. L’artiste croise les références et mêle les savoir-faire. Elle les explore autant qu’elle les actualise. Et peut-être, face à l'infinie catastrophe humaine, nous rappelle la force et la beauté des gestes de l’artisanat ?
À retrouver à la médiathèque José Cabanis.
Performances
Une petite géante déambule dans le quartier de la gare. Reprenant la tradition du masque et du costume, s’inspirant aussi de la figure de l’errant, Dalila Dalléas Bouzar, vêtue d’un burnous (manteau d'origine berbère) apparaît au coin d’une rue. La déambulation se poursuit avec BILLGRABEN, partenaire artistique inédit. Dans les anciennes écuries du Centre culturel Bonnefoy : une maison imaginaire en terre rouge rappelle le besoin fondamental d’un foyer. Mais l’exil, c’est aussi le retour impossible à la maison. En trois temps - la chasse, la spirale, l’alliance - le duo, composé des corps d’une femme et d’un homme, active des pièces produites entre l’Algérie et l’Inde (Villa Swagatam et Institut Kalhath).
À retrouver au Centre culturel Bonnefoy.
Peintures
Des peintures, inédites, viennent compléter cet ensemble. L’artiste pare les corps de couvertures, premier refuge et seule protection de celles et ceux qui se déplacent, sont déplacés. Objet de dignité et d’accompagnement. Fétiche aussi de l'œuvre de l’artiste, qu’elle ne cesse de déplier.
À retrouver à IPN.
EN LIEN
L’exposition de Dalila Dalléas Bouzar trouvera un écho lors d’une performance durant le week-end d’ouverture du festival.
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