Ángel Pantoja
29 Mai au 28 Juin
Au coeur du Centre culturel Bonnefoy, Ángel Pantoja présente deux oeuvres de collage pour dire les droits humains.
Gracesland
En 1985, un groupe d'artistes femmes, les Guerrilla Girls, manifeste devant le Metropolitan Museum of Art de New York. « Les femmes doivent-elles être nues pour entrer au Met ? ». Les plus grands musées du monde possèdent une écrasante majorité d'oeuvres d'hommes dans leurs collections. Le musée, en tant qu'institution culturelle, a toujours été hégémonique et hétéropatriarcal. Même le musée du Prado n'a consacré sa première exposition temporaire à une femme qu'en 2016, avec la peintre flamande Clara Peeters. À partir d’un travail de documentation ardu, et d’un simple collage, l’artiste propose un manifeste pour une plus juste représentation et une histoire à explorer encore à partir de la perspective féministe.
Human Rights
Un radeau gonflable est recouvert du texte de la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations Unies. Avec cette image, Ángel Pantoja propose une allégorie de l'état de ces principes fondamentaux de 1948 : une embarcation d'urgence flottante, constamment menacée d'être coulée par les vagues d'indifférence, de géopolitique et d'autoritarisme. Le texte juridique et philosophique, qui devrait constituer la structure solide sur laquelle reposent les sociétés des nations unies, est ici contenu dans un matériau gonflable et instable. Ceci pose un paradoxe tragique : la validité a priori des droits se heurte à leur faiblesse a posteriori dans la pratique. L’artiste nous le rappelle.
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